Presque personne ne vous le dira avant d'accepter la commande : le cuivre inscrit sur votre plan et celui qu'il faudrait commander pour une pièce usinée sont rarement le même. Voici l'écart, en chiffres.
Un plan qui indique simplement « cuivre » est presque toujours lu comme du C11000, le cuivre électrolytique Cu-ETP. Pour une barre ou une plaque, c'est le choix évident. Pour une pièce fortement usinée — et un dissipateur à ailettes en est une — il pose un vrai problème : son indice d'usinabilité est de 20. Matière tendre et collante, elle adhère à l'arête de coupe au lieu de fragmenter le copeau, laisse une bavure sur chaque arête et use l'outil.
Le C14500, cuivre au tellure, existe précisément pour cela. Le tellure finement dispersé fragmente le copeau et porte l'indice à 85, proche du laiton de décolletage.
| Matière | Indice d'usinabilité | Conductivité électrique | Conductivité thermique |
|---|---|---|---|
| C11000 · Cu-ETP | 20 | 101% IACS | ≈ 388 W/m·K |
| C14500 · cuivre au tellure | 85 | ≥ 85% IACS | légèrement inférieure au C11000 |
Traduction pour un atelier : plus de quatre fois plus facile à usiner pour environ 15% de conductivité en moins. Sur une pièce à ailettes fines, l'écart se lit directement en temps machine, en outils et en qualité d'arête — donc en prix. Si votre plan indique « cuivre » sans plus de précision, nous posons la question avant de chiffrer ; et si le choix n'est pas arrêté, nous proposons la nuance adaptée à votre géométrie.
Sur un plan japonais elle s'appelle C1100, sur un certificat matière chinois T2, dans une spécification européenne Cu-ETP. C'est trois fois le même métal — du cuivre électrolytique à minimum 99,90% Cu, simplement désigné dans trois mondes normatifs. Envoyez la désignation qui figure sur votre plan, nous faisons la correspondance.
| Cuivre | Europe — EN 13601 | USA — UNS/ASTM | Japon — JIS H3100 | Chine — GB/T 5231 |
|---|---|---|---|---|
| Cuivre ETP — la nuance par défaut | Cu-ETP / CW004A | C11000 | C1100 | T2 |
| Exempt d'oxygène (OF) | Cu-OF | C10200 | C1020 | TU1 |
| Cuivre au tellure — décolletage | CuTeP / CW118C | C14500 | C1450 | — |
C1100 est la désignation japonaise, ni l'européenne ni l'américaine. On la confond régulièrement avec C11000 (UNS) — un chiffre d'écart sur le papier, le même métal dans la barre. Pour une commande en Europe, la référence sans ambiguïté est le numéro de matériau EN CW004A. Le cuivre au tellure n'a pas de désignation GB que nous puissions citer ; les usines chinoises le référencent directement en C14500.
Autant le dire avant de le facturer : pour beaucoup d'applications LED, l'aluminium suffit. Les chiffres expliquent pourquoi la réponse n'est pas automatique.
| Matière | Conductivité thermique | Masse volumique | Quand cela se justifie |
|---|---|---|---|
| Cuivre C11000 | ≈ 388 W/m·K | 8,96 g/cm³ | Flux thermique très concentré, encombrement limité, masse sans importance |
| Aluminium 6061 | ≈ 167 W/m·K | 2,70 g/cm³ | La majorité des cas : plus de surface par euro et par gramme |
| Aluminium 7075 | ≈ 130 W/m·K | 2,81 g/cm³ | Jamais pour des raisons thermiques — plus résistant que le 6061, mais en retrait côté conduction |
| Inox 304 (1.4301) | ≈ 16 W/m·K | 7,93 g/cm³ | Seulement si la corrosion ou la tenue mécanique prime — en dissipateur il est écarté avant même le procédé |
Le cuivre conduit environ 2,3 fois mieux, mais pèse 3,3 fois plus. Et un détail tranche bien des conceptions : l'avantage du cuivre se concentre dans le chemin d'étalement — la semelle, juste sous la source de chaleur, là où la densité de flux est maximale — tandis que les ailettes sont limitées par la convection, pas par la matière. Si le problème est de céder la chaleur à l'air, davantage de surface en aluminium rend souvent plus que le même volume en cuivre.
La solution intermédiaire que presque personne ne propose : semelle ou étaleur en cuivre juste sous le composant, ailettes en aluminium pour la convection. On garde l'essentiel du gain thermique sans traîner la masse ni le prix du cuivre sur toute la pièce. Nous usinons les deux parties et les livrons ajustées entre elles.
Une question légitime avant tout prototype : si cela fonctionne et qu'il m'en faut mille par an, dois-je chercher un autre fournisseur ? Non. Ce qui change avec la quantité, c'est le procédé — ni le plan, ni l'interlocuteur.
| Quantité | Procédé proposé | Outillage | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| 1 à 10 pièces | Usinage CNC | aucun | Prototype ou pièce unique : rien à amortir |
| 10 à 200 | Usinage, ou profilé filé s'il en existe un qui convient | aucun ou faible | Présérie et validation terrain |
| 200 à 2 000 | Filage aluminium avec reprise d'usinage | filière de filage | La filière s'amortit ; l'usinage ajoute poches, perçages et planéité |
| au-delà de 2 000 | Découpage-emboutissage, ailettes rainurées ou brasées selon la géométrie | outillage dédié | Forte densité d'ailettes à coût unitaire réduit |
Ce qui compte pour les achats : le prototype usiné et la série filée sortent du même plan et du même interlocuteur. Pas de requalification à refaire, pas de pièce à réexpliquer — et quand vient le moment de changer de procédé, nous indiquons à partir de quelle quantité la filière s'amortit. Avec des chiffres, pas avec une invitation à commander davantage.
Achats groupés ou plusieurs références ? Si, au-delà du dissipateur, il vous faut le boîtier, les adaptateurs de filetage ou la boulonnerie spéciale du même ensemble, regroupez-les dans une seule consultation : un interlocuteur, un envoi, un jeu de documents. Beaucoup de clients commencent par une pièce puis consolident chez nous le reste des pièces usinées.
| Ce qu'il vous faut | Au catalogue ? | Chez EKINSUN |
|---|---|---|
| Profilé cuivre en cote standard | disponible | Achetez-le au catalogue, ce sera moins cher — recommandation honnête |
| Géométrie propre d'après votre modèle 3D | inexistant | usiné d'après STEP et plan |
| 1 pièce ou prototype | quantités minimales | dès 1 pièce, sans outillage |
| Choix argumenté C11000 / C14500 | jamais posé | nous disons laquelle et pourquoi |
| Semelle cuivre + ailettes aluminium | non proposé | les deux parties ajustées entre elles |
| Même fournisseur du prototype à la série | acteurs séparés | le procédé change, le plan reste |
C'est le meilleur point de départ : avec un STEP et le plan coté, nous chiffrons directement. Le modèle n'a pas besoin d'être pensé pour la fabrication — c'est notre travail.
Avant usinage, nous relisons la géométrie et vous signalons ce qui renchérit la pièce sans apporter de performance. En cuivre, les cas les plus fréquents :
Ce sont des suggestions, pas des conditions. À vous de décider.
Contrairement à l'aluminium, le cuivre n'accepte pas l'anodisation. Les options réelles :
Un point souvent négligé : le nickelage ajoute une couche nettement moins conductrice que le cuivre. Sur la portée de contact thermique, il faut donc le spécifier le plus fin possible, ou laisser cette zone sans revêtement. Revêtir toute la pièce « par précaution » peut coûter une partie de ce que vous étiez venu chercher en choisissant le cuivre.
Le cas direct : devis sur le STEP, relecture des épaisseurs d'ailette et de la portée de contact, puis une question avant de lancer — C11000 ou C14500, selon la quantité d'usinage.
Cas typique d'étaleur : inutile de passer toute la pièce en cuivre. Une semelle cuivre sous le point chaud avec des ailettes aluminium règle le problème pour une fraction de la masse et du coût.
À ce niveau, nous comparons le coût de la filière de filage aux économies unitaires et mettons les deux variantes côte à côte. Le plan ne change pas, la validation non plus — seul le procédé évolue.
Pas encore de plan ? Nous travaillons aussi d'après un croquis à main levée ou une pièce existante — nous redessinons le plan de fabrication gratuitement et vous l'envoyons pour validation. Voir dissipateurs thermiques sur mesure, usinage CNC ou pièces de rechange.
| Quelle nuance de cuivre commander pour un dissipateur usiné ? | Cela dépend de la quantité d'usinage. Le cuivre électrolytique Cu-ETP (C11000) offre la conductivité maximale — 101% IACS, environ 388 W/mK — mais son indice d'usinabilité n'est que de 20 : matière tendre et collante, elle adhère à l'arête de coupe au lieu de fragmenter le copeau et laisse une bavure sur chaque arête. Le cuivre au tellure C14500 atteint un indice de 85, proche du laiton de décolletage, tout en conservant au moins 85% IACS. Autrement dit, plus de quatre fois plus facile à usiner pour environ 15% de conductivité en moins. Sur un dissipateur à ailettes fines ou comportant de nombreuses opérations, le C14500 est généralement le bon choix, même si le plan indique simplement cuivre. |
| Ai-je vraiment besoin de cuivre, ou l'aluminium suffit-il ? | Pour beaucoup d'applications LED, l'aluminium suffit et nous le disons franchement. Le cuivre conduit environ 2,3 fois mieux que l'aluminium 6061 (environ 388 contre 167 W/mK), mais il pèse 3,3 fois plus (8,96 contre 2,70 g/cm3) et coûte nettement plus cher. Surtout, l'avantage du cuivre se joue dans le chemin d'étalement — la semelle, juste sous la source de chaleur — alors que les ailettes sont limitées par la convection et non par la matière. Si votre problème est d'évacuer la chaleur vers l'air, davantage de surface en aluminium rend souvent plus par euro que le même volume en cuivre. |
| Peut-on associer cuivre et aluminium sur la même pièce ? | Oui, et c'est souvent le meilleur compromis entre performance, masse et coût : une semelle ou un étaleur en cuivre juste sous le composant, là où la densité de flux thermique est maximale, avec des ailettes en aluminium pour la surface de convection. On conserve l'essentiel de l'avantage du cuivre sans en subir la masse ni le prix sur toute la pièce. Nous usinons les deux parties et les livrons ajustées entre elles. |
| Si le prototype convient, pouvez-vous produire la série ? | Oui, à partir du même plan et avec le même interlocuteur. Ce qui change avec la quantité, c'est le procédé : de 1 à 10 pièces nous usinons, sans outillage. Entre 10 et 200, usinage ou profilé filé s'il en existe un qui convient. À partir d'environ 200 pièces, une filière de filage aluminium avec reprise d'usinage pour les poches, perçages et planéité devient généralement rentable. Au-delà de quelques milliers, on passe au découpage-emboutissage, aux ailettes rainurées ou aux ailettes brasées selon la géométrie. Nous vous indiquons à partir de quelle quantité l'outillage s'amortit, chiffres à l'appui — et un changement de procédé ne vous oblige à aucune requalification. |
| J'ai le modèle 3D et le plan coté. Est-ce suffisant ? | C'est le point de départ idéal. Avec un STEP et le plan coté, nous chiffrons directement. Avant usinage, nous relisons la géométrie et vous signalons ce qui renchérit la pièce sans apporter de performance — épaisseurs d'ailette trop faibles pour le cuivre, rayons intérieurs imposant une fraise très fine, ou tolérances serrées sur des surfaces qui n'en ont pas besoin. À vous de décider si vous modifiez ou non. |
| Quels traitements de surface pour le cuivre ? | Le cuivre ne s'anodise pas. On le livre habituellement usiné et ébavuré avec une passivation légère contre le ternissement, ou nickelé par voie électrolytique ou chimique si la pièce est exposée ou destinée à être brasée. À savoir : un nickelage ajoute une couche nettement moins conductrice. Sur la surface de contact thermique, on le spécifie donc le plus fin possible, ou on laisse cette zone sans revêtement. |
Envoyez le STEP et le plan coté. Nous relisons la géométrie, indiquons la nuance de cuivre adaptée — et si l'aluminium suffirait. Réponse en 12 h. Dès 1 pièce.
Demander un devis → WhatsAppEnvoyez votre modèle 3D et le plan. Nous relisons la géométrie, proposons la matière adaptée et chiffrons en 12 h. Dès 1 pièce, jusqu'à la série.
Plan, STEP, croquis ou photo — réponse en 12 h. Dès 1 pièce.