Longueurs d'implantation chiffrées de M6 à M64 selon la matière du bâti, méthodes de montage, extraction d'un goujon cassé et réparation d'un taraudage arraché avec un goujon surdimensionné — la pièce qu'aucun catalogue ne tient.
Un goujon prisonnier cassé, un taraudage arraché, ou une longueur d'implantation qui n'existe dans aucun catalogue ? Fabricant à façon, EKINSUN usine vos goujons prisonniers à l'unité — d'après un plan, un croquis, ou d'après l'ancien goujon, même cassé en deux. Devis en 12 heures, fabrication en 5 à 10 jours ouvrés.
C'est une tige filetée aux deux bouts, sans tête. Un côté se visse à demeure dans le taraudage du bâti — d'où le nom de prisonnier —, l'autre reçoit un écrou. Selon les ateliers et les régions, la même pièce s'appelle goujon d'implantation, goujon fileté ou vis prisonnière : ce sont des synonymes, et une demande de prix rédigée avec l'un ou l'autre nous parle aussi bien.
La raison d'être tient en une phrase : c'est l'écrou qui s'use au démontage, pas le taraudage du bâti. Sur une pièce qu'on ouvre régulièrement — culasse, carter, bride, échangeur, boîte de vitesses —, une vis classique fait travailler le filetage du bâti à chaque démontage, et ce filetage-là est celui qu'on ne peut pas remplacer facilement. Le goujon déporte l'usure sur un écrou à deux euros.
Deuxième avantage, moins souvent cité : le goujon guide le montage. Sur une culasse ou une bride lourde, les goujons déjà en place servent de pions de centrage pendant qu'on présente la pièce — un vrai confort quand le joint doit rester en position.
La longueur d'implantation dépend de la matière du bâti, pas du goujon. Voici les trois normes converties en cotes réelles, pour ne pas avoir à faire le calcul.
| Ø | DIN 938 — 1×d acier, fonte grise | DIN 939 — 1,25×d fonte légère | DIN 835 — 2×d aluminium, matières tendres |
|---|---|---|---|
| M6 | 6 mm | 7,5 mm | 12 mm |
| M8 | 8 mm | 10 mm | 16 mm |
| M10 | 10 mm | 12,5 mm | 20 mm |
| M12 | 12 mm | 15 mm | 24 mm |
| M14 | 14 mm | 17,5 mm | 28 mm |
| M16 | 16 mm | 20 mm | 32 mm |
| M20 | 20 mm | 25 mm | 40 mm |
| M24 | 24 mm | 30 mm | 48 mm |
| M30 | 30 mm | 37,5 mm | 60 mm |
| M36 | 36 mm | 45 mm | 72 mm |
| M42 | 42 mm | 52,5 mm | 84 mm |
| M48 | 48 mm | 60 mm | 96 mm |
| M64 | 64 mm | 80 mm | 128 mm |
Ces valeurs sont les longueurs nominales des normes. Elles ne sont pas une obligation : quand le bâti est mince, quand le trou est borgne et peu profond, ou quand on reprend un taraudage existant, l'implantation se calcule au cas par cas — et c'est précisément ce qui fait sortir la pièce du catalogue.
L'erreur qui coûte un carter : monter un goujon à implantation courte dans de l'aluminium. Le goujon, lui, tiendra ; c'est le taraudage du carter qui s'arrachera — et remplacer un carter coûte cent fois le prix du goujon. Dans l'alu, la règle est 2×d. Si le bâti n'a pas la profondeur pour, il faut revoir le montage, pas raccourcir l'implantation.
Le défaut classique du goujon prisonnier : au démontage, il ressort avec l'écrou au lieu de rester en place. Trois parades, selon le cas :
| Moyen | Quand l'utiliser | Réserve |
|---|---|---|
| Frein filet chimique (résistance moyenne) | Cas courant, démontages occasionnels | Tenue en température limitée selon le produit |
| Filetage à interférence sur la partie implantée | Démontages fréquents, pas de produit chimique souhaité | Se demande à la fabrication — c'est un usinage, pas un ajout |
| Appui en fond de trou | Trou borgne à profondeur maîtrisée | Exige une cote de trou précise ; risque de fendre le bâti si on force |
Dites-nous simplement si la pièce sera démontée régulièrement : cela oriente la recommandation, et le filetage à interférence se prépare en fabrication, pas après.
C'est la raison numéro un pour laquelle on nous contacte au sujet d'un goujon prisonnier. Le déroulé habituel :
C'est là que se joue la vraie décision, et elle est mal connue. Le réflexe est de poser un insert rapporté. C'est parfois la bonne réponse — mais quand la matière le permet, réaléser et tarauder au diamètre supérieur donne un assemblage plus solide qu'un insert, sans pièce intermédiaire.
Le problème est alors ailleurs : il vous faut un goujon avec un côté implantation au diamètre majoré et un côté écrou resté à la cote d'origine, pour que les écrous, les brides et l'outillage existants restent utilisables. Cette pièce n'existe dans aucun catalogue — c'est exactement le genre de goujon que nous fabriquons à l'unité.
Exemple typique : taraudage M12 arraché dans un carter, réalésé et retaraudé en M14. Le goujon de réparation porte alors un M14 côté bâti et un M12 côté écrou, avec la même longueur hors-tout qu'à l'origine. Une pièce, un plan reconstruit chez nous, et le montage d'origine reste inchangé.
| Demande | Pourquoi le catalogue ne l'a pas |
|---|---|
| Implantation spéciale — ni 1×d, ni 1,25×d, ni 2×d | Bâti mince, trou borgne peu profond, contrainte d'encombrement |
| Deux diamètres différents — réparation de taraudage majoré | Pièce née d'une réparation, jamais standardisée — voir aussi goujon double filetage |
| Longueur totale libre | Les catalogues avancent par paliers ; votre montage, non |
| Six pans ou méplats centraux | Opération d'usinage supplémentaire, absente des articles de série |
| Pas fin d'un côté, pas gros de l'autre | Combinaison propre à un montage donné |
| Pas à gauche sur l'un des côtés | Anti-desserrage sur organe tournant |
| Matière imposée — 42CrMo4 traité, inox A4 / 316L, titane | Le négoce tient l'acier zingué et l'A2, rarement au-delà |
| Perçage transversal pour goupille ou fil-frein | Sécurisation exigée par certains cahiers des charges |
Pas de plan ? Une photo du goujon d'origine avec un pied à coulisse posé dessus suffit — même s'il est cassé en deux morceaux. Nous relevons la géométrie par ingénierie inverse, reconstruisons le plan, et vous le validez avant usinage.
Une tige filetée aux deux bouts, sans tête : un côté se visse à demeure dans un taraudage — d'où « prisonnier » —, l'autre reçoit un écrou. On l'utilise quand la pièce est démontée souvent : c'est l'écrou qui s'use, pas le taraudage du bâti. Classique sur culasses, brides, carters et échangeurs.
Elle dépend de la matière du bâti : ≈1×d dans l'acier et la fonte grise (DIN 938), ≈1,25×d dans les fontes légères (DIN 939), ≈2×d dans l'aluminium et les matières tendres (DIN 835). Un M12 s'implante donc sur 12, 15 ou 24 mm selon le cas. Donnez-nous la matière du bâti et le diamètre : nous proposons.
Le double écrou fonctionne mais marque les filets. L'outil de pose à galets serre sur le diamètre sans toucher le profil. La solution la plus propre est un six pans ou deux méplats usinés au milieu du goujon : montage à la clé, couple maîtrisé, filets intacts — une simple opération de fraisage sur une pièce sur mesure.
Si un bout dépasse, deux écrous bloqués suffisent souvent. Cassé au ras : perçage dans l'axe puis extracteur. Cassé et grippé : électro-érosion. Le vrai sujet vient après — si le taraudage est abîmé, réaléser au diamètre supérieur est souvent plus solide qu'un insert, et nous fabriquons alors le goujon à deux diamètres correspondant.
Souvent oui, sinon il ressort avec l'écrou. Frein filet chimique de résistance moyenne, filetage à interférence sur la partie implantée (à demander en fabrication), ou appui en fond de trou. Précisez si la pièce sera démontée régulièrement.
Oui, et c'est l'essentiel de nos demandes : implantation hors des trois normes, longueur libre, au-delà de M24, pas fin d'un côté, deux diamètres différents, six pans central, perçage transversal. Tout se programme au tour, à partir d'une pièce.
La tige filetée (DIN 976) est filetée sur toute sa longueur, ses deux bouts sont identiques, elle traverse et serre un empilage. Le goujon prisonnier a deux parties filetées séparées par une portée lisse et ses bouts ont des fonctions différentes : l'un s'implante, l'autre reçoit l'écrou. Si vous hésitez, décrivez le montage plutôt que le nom — et voyez notre page tirant et tige filetée si la pièce travaille surtout en traction.
Oui, sans frais d'outillage ni quantité minimale. Une réparation ponctuelle est une commande normale : devis en 12 heures, fabrication en 5 à 10 jours ouvrés plus le transport.
Filetages + matière du bâti + longueurs. Une photo du goujon cassé suffit. Réponse en 12 heures.
// Implantation — repères
ou par email : [email protected]
Envoyez une photo — même en deux morceaux — ou les cotes. Réponse en 12 heures, à partir d'une pièce.