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Adaptateur de manomètre et de capteur de pression, usiné sur mesure

L'instrument est au standard — G1/4, G1/2, M20×1,5. Le piquage de la machine, lui, est ce qu'il est : M10×1 sur un bloc moteur, 1/8 NPT sur un compresseur d'import, un pas fin propre au constructeur. La pièce qui relie les deux s'usine à l'unité, avec une portée d'étanchéité définie au plan.

Portée d'étanchéité définie, pas subie
Cadran orienté et lisible
Six-pans de serrage systématique
1 pièce · sans plan CAO · devis 12 h

La demande arrive presque toujours dans les mêmes termes : « j'ai un manomètre en G1/4 et un piquage en M10×1 », ou « le capteur est en 1/4 NPT, la machine est en G1/4 — ça commence à visser puis ça bloque ». Fabricant à façon, EKINSUN usine la pièce intermédiaire à l'unité, en laiton ou en inox 316L. Sans plan CAO — deux photos et une mesure au pied à coulisse suffisent. Devis en 12 heures.

Ce que l'instrument porte, ce que la machine porte

Les manomètres à tube de Bourdon vendus en Europe suivent la norme EN 837-1, et leurs raccordements process se limitent à une courte liste. Les piquages des machines, eux, n'ont jamais été normalisés de la même façon — c'est de cet écart que naissent presque toutes les demandes.

RaccordementOù on le rencontreAdaptateur en rayon ?
G1/4 B (ISO 228-1)Manomètres Ø 50 à 80, capteurs et transmetteurs industriels, pneumatiqueOui — vers G1/2, M20×1,5, NPT
G1/2 B (ISO 228-1)Manomètres Ø 100 et 160, instrumentation de processOui
M20 × 1,5Manomètres européens, chaufferie, vapeur, réseaux d'eauOui — surtout vers G1/2
1/4 NPT · 1/2 NPT (ASME B1.20.1)Machines nord-américaines, compresseurs, hydraulique d'importOui, dans les tailles courantes
G1/8 BPetits manomètres, distribution pneumatique, bancsPartiellement
M10 × 1 · M12 × 1,5 · M14 × 1,5Piquages de blocs moteur, hydraulique mobile, capteurs automobiles et enginsRare — et jamais dans la bonne combinaison
7/16-20 UNF (JIC 37°) · 9/16-18 UNFCircuits hydrauliques de conception américaineRare côté instrumentation
Piquage propre à la machine — pas fin non standard, taraudage repris à la cote supérieure, filetage d'origine constructeurMachines anciennes, presses, bancs d'essai, équipements spéciauxAucun, nulle part

Si vos deux extrémités sont dans les cinq premières lignes, l'adaptateur existe en distribution pour 5 à 20 € : achetez-le, c'est la bonne décision. Les trois dernières lignes sont notre domaine — et elles représentent la quasi-totalité des demandes que nous recevons sur ce sujet.

La question qui décide de tout : où l'étanchéité se fait-elle ?

C'est le point que les fiches produit ne traitent jamais, et celui qui fait fuir un montage pourtant « bien serré ». Deux familles de filetages coexistent sur un piquage de pression, et elles n'étanchent pas au même endroit.

FiletageFormeOù l'étanchéité se faitCe que l'adaptateur doit prévoir
G — BSP cylindrique (ISO 228-1)Cylindrique, flancs à 55°Pas sur les filets — la norme l'exclut explicitementPortée plane rectifiée + joint, ou gorge de joint torique
M — métrique cylindriqueCylindrique, flancs à 60°Pas sur les filetsIdem : face d'appui + joint, ou joint torique en gorge
R / Rc — BSP conique (ISO 7-1)Conique 1:16, flancs à 55°Sur les filetsFilet taillé au calibre, pâte ou PTFE à la pose
NPT (ASME B1.20.1)Conique 1:16, flancs à 60°Sur les filetsIdem — mais un NPT et un R ne se marient pas : l'angle diffère
JIC 37° · cône 24° (DIN 3852)Filet cylindrique + portée coniqueSur le cône, pas sur le filetCône usiné à l'angle exact, état de surface soigné

L'erreur la plus répandue : enrouler du ruban PTFE sur un filetage G de manomètre. Un G est cylindrique — le ruban ne fait que gripper le filet et masquer le fait qu'il manque un joint. Sur un G, l'étanchéité est portée par la face, pas par le filet. Sur un NPT ou un Rc, à l'inverse, le ruban est à sa place. Un adaptateur usiné porte la bonne solution de chaque côté, parce qu'elle est décidée au plan.

Le cas hybride est le plus courant de tous : conique côté machine, cylindrique avec joint côté instrument. C'est aussi le montage qui résout le problème suivant.

Le cadran qui finit face au mur

Sur un filetage conique, la position d'arrivée ne se choisit pas : on serre jusqu'à l'étanchéité, et l'instrument s'immobilise où il s'immobilise. Une fois sur deux, le cadran regarde le carter, ou le presse-étoupe du capteur pointe vers le bas contre le châssis. Le réflexe — dévisser d'un quart de tour pour redresser — rouvre le joint conique : la fuite arrive quelques heures plus tard.

La réponse usinée tient en une phrase : mettre le conique côté machine et un raccordement cylindrique à joint côté instrument. L'orientation se règle alors librement en fin de serrage, puisque ce n'est plus l'angle de vissage qui assure l'étanchéité mais la compression du joint sur une face plane. Deux détails complètent la pièce :

  • La longueur du corps, calculée pour dégager le cadran du carter, du flexible voisin ou du capot — c'est souvent le vrai motif de la demande, plus encore que le filetage.
  • Le six-pans, placé de façon à rester accessible à la clé une fois l'ensemble monté, et non coincé contre la tôle.

Volume mort : quand l'adaptateur commence à mentir

En pression statique, un adaptateur ne fausse rien : la pression est identique de part et d'autre, le manomètre lit la même valeur quelle que soit la pièce intermédiaire. C'est la réponse honnête, et elle couvre la majorité des cas.

En mesure dynamique, la réponse change. Un adaptateur long et percé petit ajoute du volume interne et de la perte de charge : sur un capteur qui échantillonne un pic d'injection, un coup de bélier hydraulique ou une montée en pression de banc d'essai, l'ensemble se comporte comme un filtre — le signal est amorti et retardé. La pièce se perce alors au diamètre de l'instrument et se fait aussi courte que les deux filetages le permettent.

L'effet inverse est parfois recherché. Sur un circuit pulsé — pompe à pistons, compresseur — l'aiguille bat et l'instrument s'use. Un orifice volontairement réduit, percé dans l'adaptateur, joue le rôle d'amortisseur et calme la lecture. C'est une cote à décider au plan, pas un accessoire à ajouter ensuite : dites-nous simplement si le circuit est pulsé.

Pour mémoire, la norme EN 837-2, qui traite du choix et de l'installation des manomètres, recommande de ne pas dépasser 75 % de l'étendue de mesure en charge statique et 65 % en charge dynamique. Si votre aiguille travaille en haut de cadran sur un circuit pulsé, le problème n'est pas l'adaptateur — c'est le calibre de l'instrument.

Température : l'adaptateur comme longueur de refroidissement

Quand le fluide est plus chaud que ce que l'instrument admet — vapeur, huile de circuit thermique, fluide de procédé — l'EN 837-2 prévoit d'intercaler une ligne de mesure suffisamment longue, un siphon (la classique « queue de cochon ») ou un séparateur à membrane. Autrement dit : ici, l'adaptateur cesse d'être un simple convertisseur de filetage et devient une longueur volontaire.

C'est un cas où la pièce du commerce, courte par principe, ne peut pas répondre. Une entretoise filetée usinée à la bonne longueur — et, si nécessaire, avec un corps aminci pour dissiper — fait le travail sans ajouter de raccords intermédiaires, donc sans ajouter de fuites potentielles. La même logique vaut pour éloigner un capteur électronique d'une zone vibrante ou chaude.

Serrage : sur le six-pans, jamais sur le boîtier

Le mode de destruction le plus banal d'un manomètre n'est ni la surpression ni la corrosion : c'est le serrage par la cage. Une clé à molette sur le boîtier, ou une main ferme sur le corps d'un capteur, transmet le couple directement à l'élément de mesure — tube de Bourdon, cellule, soudure du raccord. Le résultat est une dérive du zéro, parfois visible tout de suite, souvent quelques jours plus tard, quand plus personne ne fait le lien.

Tout adaptateur que nous usinons porte donc un six-pans à la cote d'une clé courante, dimensionné et positionné pour être manœuvrable une fois l'ensemble en place. Deux règles de montage complètent la pièce : serrer le côté machine en premier, l'instrument en dernier ; et sur les corps minces, préciser au devis si le montage se fait à l'aveugle, pour prévoir des méplats plus longs.

Matières selon le fluide

MatièreQuand la choisir
Laiton CW614N (CuZn39Pb3)Le défaut de l'instrumentation courante — air comprimé, eau, huile hydraulique, gaz neutres, jusqu'à environ 200 °C. Usinage propre, filet net, pas de grippage au montage sur inox
Inox 316L (A4)Vapeur, fluides corrosifs, eau de mer, agroalimentaire, extérieur en bord de mer — le choix par défaut dès qu'il y a un doute sur le fluide
Inox 304 (A2)Ambiance humide sans agression chimique : ateliers, machines lavées, extérieur abrité
Acier zingué / C45Hydraulique industrielle et engins, pression élevée, coût maîtrisé — sous réserve d'une ambiance non corrosive
Aluminium 6061 / 7075Bancs d'essai, maquettes, instrumentation embarquée légère, basse pression — à éviter sur un montage démonté souvent, le filet s'use

Une exception à ne pas manquer : le laiton ne doit jamais se retrouver au contact d'ammoniac ou de composés ammoniaqués — installations frigorifiques au NH₃, certains procédés chimiques. Le laiton y subit une fissuration sous contrainte qui casse la pièce sans prévenir. Sur ces circuits, c'est inox, sans discussion. Dites-nous le fluide réel plutôt que « il faut du solide » : c'est la seule information qui permet de choisir juste.

Cinq situations où l'on nous demande cette pièce

  • Remplacer un manomètre obsolète par un modèle actuel dont le raccordement a changé — cas typique de la machine de production des années 1980 dont l'instrument d'origine n'est plus fabriqué. Si la référence complète a disparu, le même relevé permet aussi de refabriquer la pièce de rechange d'après l'existant.
  • Ajouter un point de mesure sur une machine qui n'en prévoyait pas : piquage sur un bouchon existant, dérivation d'une prise d'huile, mesure temporaire de mise au point.
  • Instrumenter un banc d'essai où chaque capteur arrive avec son propre filetage — c'est là que le besoin passe de la pièce unique à une petite série de cinq à vingt pièces, toutes différentes.
  • Faire tenir un instrument dans un espace occupé : coude, corps déporté, longueur réduite au strict engagement des filets.
  • Reprendre un piquage abîmé — filet arraché, taraudage repris à la cote supérieure — et rattraper l'écart côté adaptateur plutôt que de remplacer le bloc. Un relevé complet de la pièce d'origine relève de l'ingénierie inverse.
Manomètres à tube de Bourdon Capteurs & transmetteurs de pression Pressostats Bancs d'essai Hydraulique mobile Vapeur & chaufferie Air comprimé

Faisabilité, prix unitaire, délai, frais de port

FaisabilitéTout couple de filetages, y compris les pas pour lesquels aucun taraud du commerce n'existe — le filetage est taillé à l'outil sur le tour. Portée d'étanchéité, longueur, six-pans et alésage définis avec vous au devis
Prix unitaireUne pièce coûte son usinage — sans frais d'outillage ni minimum de commande. Le deuxième exemplaire identique coûte nettement moins que le premier : la préparation est déjà faite
Délai de réalisation5 à 10 jours ouvrés après validation du plan, plus le transport
Frais de portIndiqués au devis — expédition vers la France, la Belgique, la Suisse et le reste du monde

Ce qu'il faut nous indiquer

  • Le filetage de l'instrument — il est presque toujours gravé ou porté sur la fiche : G1/4 B, G1/2 B, M20×1,5, 1/4 NPT…
  • Le piquage de la machine — ou son diamètre au pied à coulisse et une photo ; l'identification fait partie du devis
  • Le fluide et la température — c'est ce qui décide la matière et le joint, bien plus que la pression
  • La pression de service et si le circuit est pulsé
  • L'encombrement — une photo du montage en place vaut mieux qu'une description : elle montre où le cadran doit finir
  • La quantité — à partir de 1 pièce

Pas de plan ? Un croquis à main levée ou des photos cotées suffisent. Si vous hésitez sur la nature même de la pièce à faire — adaptateur, manchon, entretoise — le guide relier deux filetages donne la règle en quatre lignes.

Là où le catalogue d’adaptateurs manomètre s’arrête

G1/4 B et G1/2 B se trouvent en rayon. Voici ce qui ne s’y trouve pas.

Ce qu’il vous fautAu catalogue ?Comment nous l’usinons
G1/4 B ou G1/2 B vers un raccordement courantOui, en rayonAchetez-le — c’est un article de stock chez tout distributeur d’instrumentation.
Un cadran qui doit finir face à l’opérateurNonLongueur et orientation calculées pour que le cadran tombe juste après serrage.
Un volume mort réduit au minimumNonL’alésage et la longueur de l’adaptateur ajoutent du volume : nous le limitons.
Un adaptateur qui sert aussi de découpleur thermiqueNonLongueur et section choisies pour faire chuter la température avant l’instrument.
Un piquage métrique fin, par exemple M14×1,5 ou M20×1,5En partieCourant sur les blocs hydrauliques européens, moins en rayon dès que l’autre extrémité change.
Deux normes différentes de part et d’autreNonChaque extrémité à sa propre norme, sur une seule pièce.
Filetage à gaucheNonAucun stock.

Les raccordements ci-dessus figurent déjà dans le tableau de cette page.

Questions fréquentes

Une pièce mâle M10×1 côté machine, femelle G1/4 côté manomètre, avec portée plane et joint sous la face de l'instrument. Les gammes du commerce couvrent les couples courants entre G1/4, G1/2, M20×1,5 et NPT, mais pratiquement jamais les piquages M10×1 ou M12×1,5 des blocs moteur et de l'hydraulique mobile. Usinée à l'unité, avec six-pans et longueur calculée pour que le cadran reste lisible.

Non. Un G selon ISO 228-1 est cylindrique : la norme prévoit que l'étanchéité ne se fait pas sur les flancs du filet, mais sur une portée plane avec joint ou un joint torique en gorge. Le ruban PTFE sur un G ne fait que gripper le filet et masquer l'absence de joint. Sur un conique — R, Rc (ISO 7-1) ou NPT (ASME B1.20.1) — il est en revanche à sa place.

Sur un conique, la position finale n'est pas choisie : on serre jusqu'à l'étanchéité et le cadran s'arrête là. Dévisser d'un quart de tour rouvre le joint. La solution usinée : conique côté machine, raccordement cylindrique à joint côté instrument — l'orientation se règle alors librement. La longueur du corps se calcule pour dégager le cadran du carter.

En statique, non : la pression est identique de part et d'autre. En dynamique — pic d'injection, coup de bélier, banc d'essai — un adaptateur long et peu alésé ajoute volume mort et perte de charge : il amortit et retarde le signal. On le perce alors au diamètre de l'instrument, aussi court que possible. L'effet inverse est parfois voulu : un orifice réduit sert d'amortisseur sur circuit pulsé.

Laiton CW614N par défaut (air, eau, huile, gaz neutres, ≈ 200 °C). Inox 316L sur vapeur, fluides corrosifs, eau de mer, agroalimentaire. Inox 304 en ambiance humide. Acier zingué ou C45 sur l'hydraulique industrielle. Aluminium 6061/7075 pour bancs légers. Exception : jamais de laiton au contact d'ammoniac — fissuration sous contrainte.

Sur le six-pans de l'adaptateur, jamais sur le boîtier du manomètre ni le corps du capteur : serrer par la cage transmet le couple à l'élément de mesure et se solde par une dérive du zéro, parfois différée de quelques jours. Nos adaptateurs portent un six-pans à la cote d'une clé courante, accessible une fois l'ensemble monté.

Oui — 1 pièce, sans frais d'outillage ni minimum. Deux photos, le filetage lu sur l'instrument et une mesure au pied à coulisse du piquage suffisent : nous établissons le plan, vous validez, nous usinons. Devis 12 h, fabrication 5 à 10 jours ouvrés plus transport.

Un instrument qui ne se visse nulle part ?

Les deux filetages, le fluide, une photo du montage. Réponse en 12 heures, à partir d'une pièce.

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